Dans nos pays de « particratie », le pouvoir confisqué par les partis a éliminé toute possibilité au peuple de s'exprimer normalement. Si les Suisses votent pour des idées, des principes, nous votons pour des programmes de partis... qui tiennent tous le même discours ! Si une loi ne plaît pas au peuple suisse, il suffit à la société civile – au moins une personne – de réunir 50.000 signatures pour obtenir qu'après 6 mois de débats le peuple soit amené à confirmer ou à éliminer la loi controversée. Le référendum est contraignant et il n'y a pas de sujets exclus. Il est possible de voter de nouvelles lois, de changer le système des impôts ou la gestion de l'Etat... les affaires militaires même. Le vote de ceux qui participent est décisif, même s'ils sont peu nombreux. 

Bien sûr, tout le monde se pose la question : « De simples citoyens sont-ils capables de décider pour leur pays ? » Il faut bien savoir que les politiciens n'en savent habituellement pas plus que les citoyens. Les premiers doivent décider en continu dans quantité de domaines et ne connaissent à fond que de rares dossiers. Dans la plupart des cas, les politiciens – au même titre que monsieur n'importe qui – se servent de « shortcuts » : les avis brefs de spécialistes de leur parti, d'associations intéressées, d'experts... et on constate que des citoyens qui s'inspirent de « shortcuts » votent – à 3% près – comme des citoyens qui se sont instruits au maximum.

En conclusion on peut dire que le citoyen qui a été responsabilisé se conduit de manière responsable.